L’armée française a confirmé, dimanche 4 janvier, avoir mené conjointement avec le Royaume-Uni, samedi dans la soirée, des frappes contre des positions de l’organisation Etat islamique (EI) en Syrie.
« Empêcher la résurgence de Daesh » est « un enjeu majeur pour la sécurité de la région », a défendu l’état-major français dans un message publié sur son compte X, soulignant que « la lutte contre le terrorisme » restait « une priorité pour la France et les pays partenaires de la coalition » engagés dans l’opération Inherent resolve (OIR).
Plus tôt, le ministère britannique de la défense avait fait état d’une une frappe contre un site souterrain en Syrie soupçonné d’être utilisé par l’EI. Cette attaque a eu lieu dans les montagnes situées au nord de l’ancienne cité de Palmyre, dans le centre du pays, contre une installation servant « très probablement à stocker des armes et des explosifs », a-t-il indiqué dans un communiqué.
Attaques épisodiques
« Cette action témoigne du leadership du Royaume-Uni et de sa détermination à se tenir aux côtés de ses alliés pour éradiquer toute résurgence de Daech [acronyme arabe de l’EI] et de ses idéologies dangereuses et violentes au Moyen-Orient », s’est félicité le ministre de la défense britannique, John Healey.
Pendant la guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par des manifestations prodémocratie, l’EI avait contrôlé de vastes territoires, dont la région de Palmyre, avant d’être défait par la coalition internationale en 2019. Ses combattants repliés dans le vaste désert syrien continuent toutefois épisodiquement de mener des attaques.
A la fin de décembre 2025, les Etats-Unis avaient annoncé avoir frappé des « bastions » de l’EI en Syrie, tuant au moins cinq djihadistes, selon une ONG, une semaine après une attaque qui avait coûté la vie à trois Américains dans le pays.











