- Le ministre de l’Intérieur sera en Algérie les lundi 16 et mardi 17 février.
- L’occasion d’évoquer ces sujets qui alimentent les tensions entre les deux pays.
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Après un réchauffement, le ton remonte d’un cran entre Paris et Alger
Comme annoncé la semaine dernière, Laurent Nuñez se rendra en Algérie lundi 16 février, jusqu’au mardi 17 février, à l’occasion d’une visite diplomatique « très importante »
selon ses mots. Un déplacement officiel qui n’a surtout pas eu lieu depuis la fin 2022 et son prédécesseur Gérald Darmanin, et qui intervient en pleines tensions entre Paris et Alger.
Plusieurs sujets à l’ordre du jour
Pensé depuis plusieurs mois, ce déplacement sensible doit permettre à Laurent Nuñez de rencontrer son homologue, Saïd Sayoud, et d’aborder une série de sujets tout aussi épineux. Le ministre français l’avait d’ailleurs évoqué lui-même sur BFMTV, (nouvelle fenêtre) il y a quelques jours : l’objectif est de « parler de questions de sécurité, notamment la question des réadmissions, la question de la lutte contre le terrorisme, contre le narcotrafic… »
En effet, l’admission des ressortissants algériens sous OQTF (obligation de quitter le territoire français), le renseignement en matière de lutte contre le terrorisme ou encore les demandes d’extradition formulées à la France par l’Algérie sont des sujets déjà inscrits à l’ordre du jour.
Mais le sort du journaliste sportif français Christophe Gleizes, arrêté en Algérie en mai 2024 puis condamné en juin 2025 pour « apologie du terrorisme »
et « possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national »
et depuis en détention (nouvelle fenêtre). Le journaliste a été condamné à sept ans de prison en décembre dernier, ce que Paris dénonce (nouvelle fenêtre) le plus fermement possible.
Reste que l’ambition de ce voyage diplomatique n’est pas seulement d’évoquer les sujets qui fâchent. C’est aussi de rétablir la communication avec Alger, alors que la relation entre les deux pays s’est fortement dégradée à l’été 2024 après la reconnaissance par Paris de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. « J’ai l’espoir de renouer le dialogue sécuritaire avec mon homologue qui m’a invité. C’est un voyage très important de réengagement de la relation avec l’Algérie »,
a confirmé le principal intéressé, ce 14 février sur France 2.







