Donald Trump aime souffler le chaud et le froid avec ses partenaires commerciaux. La Corée du Sud et son industrie automobile, en pleine cure d’adaptation au protectionnisme sauce MAGA (Make America Great Again), viennent d’en faire de nouveau l’expérience. « On va trouver quelque chose avec la Corée du Sud », a lâché, mardi 27 janvier, le président américain. La veille, il avait menacé d’augmenter les droits de douane de 15 % à 25 % sur les importations sud-coréennes de bois, de produits pharmaceutiques et surtout de voitures, qui représentent 25 % des exportations sud-coréennes vers les Etats-Unis.
La cause de son courroux : le « manque de respect » de la part de l’Assemblée nationale du pays, accusée de n’avoir « fait aucun progrès » pour entériner l’accord commercial signé en juillet 2025 avec Washington, qui prévoit 350 milliards de dollars (293,4 milliards d’euros) d’investissements aux Etats-Unis en échange d’une réduction des droits de douane de 25 % à 15 %.
La menace a aussi fait plonger les titres des constructeurs sud-coréens Hyundai (− 4,8 %) et Kia (− 1 %). Ils ont rebondi une fois formulée la promesse de « trouver quelque chose », mais la vivacité de la réaction rappelle que, depuis le succès en 1985 de la Hyundai Excel (appelée Pony sur d’autres marchés), première voiture sud-coréenne commercialisée aux Etats-Unis, et l’accord bilatéral de libre-échange entré en vigueur en 2012, le marché américain s’est imposé comme le principal débouché des constructeurs sud-coréens. Il a capté jusqu’à 59 % de leurs exportations.
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