- L’ouest de la France se prépare à affronter pendant encore plusieurs jours des crues exceptionnelles.
- Avec une vigilance maximale ce vendredi à Angers.
- Cette ville de 160.000 habitants est en partie inondée, comme le montre ce reportage du 20H de TF1.
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La France sous la pluie, des crues majeures dans l’ouest
Après les fortes pluies de ces derniers jours, la rivière la Maine a envahi les rues d’Angers. Dans cette ville du Maine-et-Loire, plusieurs quartiers sont inondés et l’eau continue de monter, ce vendredi 20 février. Conséquence, des agents de la voirie doivent installer des passerelles de fortune pour permettre aux riverains de se déplacer. Et il faut sans cesse en ajouter de nouvelles. « Hier, quand on est arrivés, il n’y avait pas d’eau ici et aujourd’hui, c’est déjà rempli. Pour moi, ça monte doucement, mais ça monte quand même petit à petit »,
indique l’un d’eux dans le reportage ci-dessus.
On n’a plus de moyens pour faire la tambouille. Les frigos, on évite de les ouvrir. Le chauffage ne marche plus
On n’a plus de moyens pour faire la tambouille. Les frigos, on évite de les ouvrir. Le chauffage ne marche plus
Yannick, un habitant sinistré
L’eau s’infiltre partout : dans les commerces, les habitations, les caves et les sous-sols. Maria, une habitante sinistrée, s’est résolue à louer une pompe pour lutter, comme elle le peut, contre l’inexorable. « Pour éviter que ça touche au niveau du plafond et que ça endommage le bâtiment »
, dit-elle. Selon la mairie, 5.000 habitants sont directement touchés par cette crue. Pour l’heure, il n’y a pas d’évacuation, mais des routes et des lieux publics ont été fermés. En outre, la circulation des tramways et des voitures est très perturbée.
Dans une rue, l’électricité vient d’être coupée. Du coup, Yannick et sa femme s’apprêtent à passer leur soirée à la lueur des bougies. « On n’a plus de moyens pour faire la tambouille. Les frigos, on évite de les ouvrir. Le chauffage ne marche plus »,
détaille-t-il. À Angers, le pic de crue est attendu dans la nuit de vendredi à samedi. Une quarantaine de kilomètres en aval, la Loire-Atlantique est également submergée. Sur l’image ci-dessous, il est ainsi impossible de distinguer la terre ferme.
À Loireauxence et dans les communes alentours, 95 personnes ont préféré quitter leur logement. Et pour ceux qui restent, c’est Didier, retraité, qui assure la distribution du courrier en barque. « Il y a un paquet, il y a des lettres, les gens ne se déplacent pas »
, dit-il. Il en profite également pour transporter des habitants. Cette fois-ci, c’est Cassandra, auxiliaire de vie, qui monte dans sa barque pour rendre visite à l’un de ses patients, âgé de 88 ans. « En début de semaine, quand je suis venue, cette petite route-là était déjà sous l’eau, et tout le reste, il n’y avait rien du tout. Ça a vraiment monté en quelques jours »
, constate-t-elle. Et le niveau va continuer de grimper. Dans le département, 14 communes ont déclenché leur plan de sauvegarde.












