Le service de sécurité d’Ukraine qualifie de « crimes contre l’humanité » les attaques russes contre les infrastructures énergétiques
Le service de sécurité d’Ukraine (SBU) a qualifié, jeudi, sur Telegram, de « crimes contre l’humanité » les attaques russes sur les infrastructures énergétiques du pays. Affirmant avoir réuni les « preuves nécessaires », le SBU affirme que ces frappes « constituent une politique systématique du Kremlin visant à détruire le peuple ukrainien et présentent les caractéristiques de crimes contre l’humanité ».
Le SBU assure avoir recensé depuis le début de l’hiver 256 attaques aériennes menées par Moscou contre des installations énergétiques et des systèmes d’approvisionnement en chaleur. Depuis début octobre, ce sont 11 centrales hydroélectriques et 45 des plus grandes centrales thermiques d’Ukraine qui ont été touchées, note-t-il. De plus, 49 frappes aériennes ont visé des centrales thermiques et 151 des sous-stations électriques, ajoute-t-il, précisant que Kiev et sa région ont été particulièrement ciblées ainsi que les oblasts de Kharkiv, Odessa, Dnipro, Soumy, Mykolaïv et Tchernihiv.
« Ces attaques, menées pendant une période de grand froid, ont entraîné des coupures d’électricité et de chauffage à grande échelle, ainsi que des perturbations dans l’approvisionnement en eau des foyers de millions de civils ukrainiens », déplore le SBU.
Le service de sécurité qualifie « la destruction systématique du système énergétique » ukrainien par la Russie de « crime contre l’humanité », selon l’article 442-1 du code pénal ukrainien. Selon lui, il s’agit de « la création systématique de conditions de vie visant à détruire une partie de la population ». « L’une des caractéristiques de cet article est qu’il définit cette catégorie d’attaques comme des crimes de nature internationale, pour lesquels une répression sévère est prévue, tant par les tribunaux ukrainiens que par les tribunaux étrangers », ajoute-t-il.










