Après des mois de tergiversations, le Yuan législatif, le Parlement taïwanais, a finalement autorisé le gouvernement à signer une commande d’armements de plus de 11 milliards de dollars (9,5 milliards d’euros) aux États-Unis, vendredi 13 mars.
La guerre en Iran, le redéploiement vers le Moyen-Orient de systèmes de défense américains positionnés en Corée du Sud, ainsi que la pression exercée par un groupe bipartisan du congrès américain auront indéniablement incité les parlementaires taïwanais récalcitrants à débloquer la situation qui devenait intenable et ubuesque.
Alors que plusieurs pays d’Asie s’inquiètent de voir les Etats-Unis, seule puissance capable de contrer l’expansionnisme chinois, absorbés par leur nouvelle guerre en Iran, l’île indépendante de fait, dont Pékin revendique la souveraineté, ne peut se permettre de rechigner sur le soutien américain, fût-il payé au prix fort.
Depuis l’annonce, en novembre 2025, par Lai Ching-te, le président taïwanais du Parti démocrate progressiste, pro-indépendance, d’un budget de défense exceptionnel de 40 milliards de dollars (35 milliards d’euros) voué à financer un programme de dépenses militaires sur huit ans, le Parlement, contrôlé par une coalition d’opposition Kouomintang-Parti populaire taïwanais faisait obstruction par tous les moyens à ce programme, en empêchant que le budget soit discuté en commission et en faisant des contre-propositions irréalistes.
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