- Les pics de consommation de produits frais sont un vrai défi logistique pour la grande distribution.
- Avec la canicule précoce, les ventes de glaces ont bondi de 50 %, celles des salades de 30 %.
- Résultat : un casse-tête pour éviter les ruptures de stock, constate ce reportage de TF1.
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La France frappée par une canicule inédite pour un mois de mai
Depuis quelques jours, le directeur de ce supermarché d’Oullins-Pierre-Bénite (Rhône) n’est obsédé que par une chose, la peur du vide. Avec les fortes chaleurs, l’appétit des clients pour les produits frais, tomates, fraises ou raisins, est important. En ce moment, c’est d’ailleurs le seul rayon qui intéresse Fatima au moment de faire ses courses. « Nous, on ne mange que froid, des salades vertes, des endives (…). Il vaut mieux manger froid que chaud, parce qu’on crève de chaud toute la journée »
, témoigne-t-elle au micro de TF1.
« Les radis, on s’est fait un petit peu avoir »
Résultat, certains étals doivent être réapprovisionnés en permanence, et l’organisation du magasin a dû être repensée. « Le matin, on arrive très tôt, on est 4, voire 5 personnes sur le rayon, et l’après-midi, on a une personne qui tourne en permanence pour entretenir et remplir les ruptures »
, explique le directeur, Alexis Herbin.
Certains produits, justement, sont victimes de leur succès. Cette grande surface n’a plus un radis à proposer à ses clients, et n’imaginait pas qu’ils seraient autant demandés. « Les radis, effectivement, on s’est fait un petit peu avoir. On va pouvoir recharger avec d’autres produits de saison, mais le radis est en rupture pour aujourd’hui »
, constate Alexis.
Tension sur les approvisionnements
Dans d’autres magasins, ce sont les packs d’eau ou les glaces qui manquent à l’appel. La demande de ces produits anti-chaleur est telle que cela crée même des tensions dans certains approvisionnements. Le gérant d’un primeur, rencontré par notre équipe, par exemple, a du mal à passer commande auprès de son fournisseur de tomates. « D’habitude, je peux avoir 5 colis, que j’ai commandés, il ne m’a pu donner qu’un colis. J’attends demain pour en avoir, si je peux en avoir encore »
, espère Aymen Bouras. » Pourtant, il n’avait pas manqué de regarder la météo pour anticiper ses commandes.
Pour éviter les ruptures de stock, dans cette enseigne de surgelés, les approvisionnements de glace se font tous les jours. Depuis le début de cette semaine de canicule précoce, les ventes ont été multipliées par 2,5, comme l’explique au micro de TF1 Guillaume Landowski, directeur de la performance commerciale chez Picard. « Ce qui veut dire concrètement que dans les paniers de nos clients, un produit sur 4 est une glace »
, affirme-t-il. Reste à savoir si elles auront toujours autant de succès dans les prochains jours avec l’arrivée de la pluie.









