- Au dernier jour du procès du rappeur marseillais Naps (de son vrai nom Nabil Boukhobza), la cour criminelle de Paris a décidé de le condamner à sept ans de prison, avec mandat de dépôt.
- Il est reconnu coupable du viol d’une jeune femme durant son sommeil dans une chambre d’un hôtel parisien, le 1er octobre 2021.
- L’artiste avait toujours évoqué une relation consentie, mais la cour a relevé « l’absence de consentement » dans ses motivations.
Le verdict était attendu de pied ferme par toutes les parties. Le rappeur marseillais Naps a été condamné jeudi 19 février à sept ans de prison, avec mandat de dépôt, pour avoir violé une femme (nouvelle fenêtre) durant son sommeil le 1er octobre 2021 dans une chambre d’hôtel parisienne. La cour criminelle de Paris a ainsi suivi le parquet général, qui avait requis sept ans de prison contre l’artiste.
Dans ses motivations, la cour a fait valoir « l’absence de consentement »
et souligné que la plaignante avait de « façon constante »
dit « qu’elle dormait »
et que « la douleur de la pénétration l’avait réveillée »
. À l’annonce du verdict, celle-ci a fondu en larmes de soulagement, tandis que Naps, de son vrai nom Nabil Boukhobza, a pris sa femme dans ses bras, l’air abattu.
Les déclarations de la victime prouvent un « viol par surprise », pour le parquet général
Une plainte avait été déposée (nouvelle fenêtre) par une jeune femme le 1er octobre 2021. Elle affirmait avoir passé la soirée dans une boîte de nuit, aux côtés de deux amies de l’époque, où elle avait rencontré le rappeur. Le groupe d’amies et l’artiste avaient ensuite rejoint une chambre d’hôtel. La plaignante, aujourd’hui âgée de 24 ans, a déclaré avoir été violée pendant son sommeil par Nabil Boukhobza, de quinze ans son aîné, qui a quant à lui maintenu qu’il s’agissait d’une relation « charnelle »
consentie.
« On essaie de vous faire croire qu’il s’agit de parole contre parole »
, mais les déclarations « circonstanciées »
de la plaignante, qui « n’a jamais varié »
dans son récit, prouvent un « viol par surprise »
(nouvelle fenêtre), a estimé l’avocate générale Sarah Cadeillan pendant l’audience ce jeudi, au dernier jour du procès du rappeur.
La veille, l’artiste avait nié avec force avoir violé la jeune femme : « Jamais de la vie ça ne me viendrait à l’idée d’avoir un rapport avec une personne endormie (…) c’est impossible »
, « ce n’est pas moi »
, s’est défendu le rappeur, aujourd’hui âgé de 40 ans. En face, la plaignante est restée constante et n’a pas flanché. « La question, c’est pourquoi est-ce que j’ai été réveillée par une pénétration forcée ? »
, a-t-elle rétorqué aux trois avocats de la défense.
Connu pour son tube « La Kiffance », le Marseillais a également été mis en examen en juillet 2024 dans le Var pour viols et agressions sexuelles à la suite des plaintes de trois jeunes femmes, dans un contexte similaire, des accusations qu’il conteste également.











