- Une évasion massive de milliers de familles de jihadistes s’est produite en Syrie.
- Parmi les évadés, il y a des Syriens, des étrangers, peut-être même des Français.
- Le journaliste international Guillaume Auda résume la situation sur LCI.
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La Matinale
Une immense inquiétude règne à la suite de l’évasion massive de milliers de familles de jihadistes de camps de prisonniers. Les faits se sont déroulés à Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie. Il s’agit d’une immense prison à ciel ouvert où étaient détenus environ 24.000 individus, des jihadistes membres présumés de l’État islamique (EI), ainsi que leurs épouses et leurs enfants, au nombre de 6.300.
« Le scénario était redouté, il s’est concrétisé avec le retrait des forces kurdes
« , explique le journaliste international Guillaume Auda sur LCI, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article. À noter également qu’une « quarantaine de nationalités figuraient parmi les évadés, avec la probable présence de quelques Français
« .
Une grande partie d’entre eux résidait dans la section haute sécurité de ce camp appelée l’annexe, un véritable « nid de radicalisation », comme l’ont décrit certaines sources. « 80 % des gens qui résidaient dans ce camp se sont évaporés dans la nature
« , ajoute Guillaume Auda.
Comment cette évasion a-t-elle été rendue possible ? La Syrie est un pays composite, composé d’une multitude de minorités. Parmi elles, les Kurdes étaient les alliés de l’Occident dans la lutte contre l’État islamique. Ce sont eux qui gardaient l’immense camp d’Al-Hol. À la suite des combats du mois dernier entre les nouvelles autorités de Damas et les forces kurdes, ces dernières ont fini par rendre les armes, permettant cette évasion.











