Pour New Delhi, le secteur représente une ligne rouge. Dans toutes les discussions commerciales que mène le géant sud-asiatique à travers le monde, l’agriculture demeure un point d’achoppement. Et le pacte de libre-échange conclu, mardi 27 janvier, avec l’Union européenne (UE), décrit comme « l’accord de tous les accords » par le premier ministre indien, Narendra Modi, ne fait pas figure d’exception.
« Dès les prémices des négociations, l’Union européenne et l’Inde ont retiré les sujets sensibles de la table des négociations », expliquait un diplomate européen, quelques jours avant l’annonce de la conclusion de cet accord commercial. Les filières agricoles jugées stratégiques ont donc tout simplement été exclues par les deux parties.
Exit les produits laitiers, les céréales, la volaille, la farine de soja et d’autres fruits et légumes considérés comme sensibles par l’Inde. New Delhi a néanmoins concédé des réductions de droits de douane pour les vins, les spiritueux, la bière, l’huile d’olive ou encore certains produits transformés. Les taxes sur les vins européens qui peuvent atteindre 150 % seront ramenées à 20 % ou 30 % selon les gammes. Les produits transformés, comme les pâtes et le pain, bénéficieront également de droits de douane ramenés à zéro.
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