Le Djidji Ayôkwé, premier artefact officiellement restitué par la France à la Côte d’Ivoire, a enfin atterri à Abidjan. Au matin du vendredi 13 mars, officiels français et ivoiriens, ainsi que des chefs traditionnels atchan, l’ethnie originaire d’Abidjan à laquelle le « tambour parleur » a été volé il y a cent dix ans, étaient réunis sur l’esplanade du pavillon présidentiel de l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny pour accueillir la caisse monumentale, longue de près de quatre mètres, contenant l’objet sacré.
Le Djidji Ayôkwé n’en sortira qu’au mois d’avril, après une période d’acclimatation, avant d’être présenté au public au Musée des civilisations d’Abidjan, rénové pour l’occasion.
« C’est un jour historique, un moment de justice et de mémoire », a déclaré la ministre de la culture ivoirienne, Françoise Remarck, qui a salué « une coopération exemplaire entre la France et la Côte d’Ivoire ». Le retour du Djidji Ayôkwé, instrument de communication rituel spolié par les colons français en 1916, est l’aboutissement d’un long processus amorcé en 2018 par le gouvernement ivoirien, qui avait réclamé son retour à la France.
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