- La cartomancie connaît un engouement viral en France, où un quart de la population a déjà consulté un voyant ou un astrologue.
- Derrière cette pratique populaire se cache une histoire méconnue, celle du tarot de Marseille, né en Italie au XVe siècle avant de devenir un outil de divination.
- Monique Younès revient sur le phénomène dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
Un Français sur quatre a déjà franchi le pas. Consulter une voyante, un astrologue ou un cartomancien n’est plus un tabou affirme Monique Younès dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ». La pratique s’est démocratisée, portée par une vague d’intérêt pour le développement personnel et la quête de sens. Aucun diplôme, aucune autorisation professionnelle n’est requis pour exercer. Le tarot de Marseille, star de cette discipline, fascine par ses symboles et ses promesses. Pourtant, certains praticiens revendiquent une approche différente : non pas prédire l’avenir, mais inviter à réfléchir sur son présent. Le tarot trouve ses racines en Italie du Nord, vers 1430, dans les cours de Milan et de Florence. Marseille devient au XVIe siècle la capitale de sa fabrication, grâce aux célèbres cartiers marseillais. Mais c’est en 1773 que tout bascule. L’occultiste français Antoine Court de Gébelin publie son best-seller « Le monde primitif, analysé et comparé avec le monde moderne ». Il y affirme, à tort, que le tarot serait un livre sacré venu d’Égypte ancienne. Le mythe prend. Astrologues et devins s’emparent des cartes. La cartomancie moderne était née.
Du jeu de cartes au livre sacré
Aujourd’hui, le tarot se pratique même en visio. Les 78 cartes du jeu, complexes et chargées de symboles, continuent d’alimenter les consultations. Entre tradition séculaire et passion virale contemporaine, la cartomancie interroge notre rapport au temps et à l’incertitude. Pour en savoir plus sur cette pratique qui mêle histoire et croyances, la vidéo complète de cette chronique de Monique Younès apporte un éclairage détaillé.

