« Neuf personnes avaient décidé l’interdiction de C8. Cette fois, trois juges ont stoppé Mme Le Pen. » Mardi 1er avril, dans son éditorial sur CNews, l’animateur Pascal Praud reprenait un propos déjà martelé la veille sur la chaîne. « Marine Le Pen, C8, même combat », ainsi pourrait-on résumer, en paraphrasant les médias du Groupe Canal+, le traitement réservé le 31 mars à la condamnation en première instance de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national, RN), mis en regard de la fin de l’autorisation de diffusion de la chaîne sur la TNT, fin février, sur la chaîne d’information en continu et sur la radio Europe 1.
Par deux fois, les médias du Groupe Canal+ ont paru unanimes à condamner, d’abord, une décision de l’Autorité de régulation audiovisuelle et numérique (Arcom), puis une décision de justice. Au point que l’on peut s’interroger sur le respect de leurs obligations en matière de pluralisme, d’honnêteté dans la présentation des informations, ou encore de la mesure nécessaire au traitement des affaires judiciaires. C8 ne craint plus rien : comme elle n’est plus en mesure de récidiver, son propriétaire ne sera plus jamais rappelé à l’ordre.
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