Des centaines de milliers de décès supplémentaires d’enfants, des flambées de nouvelles épidémies, des ONG fermant par dizaines… La baisse de l’aide au développement aux Etats-Unis comme en Europe aura, partout dans le monde, des conséquences humaines dramatiques, alertent de concert l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Unicef et d’autres organisations internationales. Symbole du grand repli sur soi à l’œuvre, le Royaume-Uni a annoncé, fin février, qu’il va diminuer son budget d’aide publique au développement (APD) de 0,5 % du revenu national brut à 0,3 % d’ici à 2027, son plus bas niveau depuis 1999, pour augmenter ses dépenses militaires.
Une décision qui a aussitôt entraîné la démission de la ministre britannique du développement. Ces coupes « vont priver de nourriture et de soins médicaux des personnes en situation de détresse tout en nuisant profondément à la réputation du Royaume-Uni », a expliqué Anneliese Dodds. Tout en regrettant que cette décision intervienne à un moment où « la Chine est en train de récrire les règles de la gouvernance mondiale et que la crise du climat est la pire menace sur la sécurité ».
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