L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER
On pourrait commencer par remercier les adolescents du documentaire Ce n’est qu’un au revoir, de Guillaume Brac, de dire tant de choses belles, bouleversantes, qui sortent de leurs bouches et non d’un scénario. On pourrait ensuite saluer l’idée, trop rare au cinéma, de mettre l’amitié au centre d’un film, en lui donnant un sens quasi politique. Dans un lycée de la Drôme, à Die, où Brac avait tourné sa fiction A l’abordage (2021), la caméra capte la vie d’élèves de terminale, en internat, le bonheur d’être en bande, mais aussi l’angoisse de la séparation alors qu’approche la fin de l’année scolaire, l’épreuve du bac.
La cité scolaire du Diois est envisagée comme une utopie, propice à l’aventure – entre chien et loup, un fabuleux plan sur la façade du bâtiment qui montre les filles escalader une fenêtre pour accéder à l’étage des garçons. On retrouve ici un peu de l’atmosphère de L’Île au trésor (2018), où Brac, dont le cinéma est souvent comparé à celui de Jacques Rozier (1926-2023), prenait comme terrain de jeu la base de loisirs de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise).
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