Eteri Tutberidze, la sulfureuse coach d’Adeliia Petrosian
A Pékin 2022, Eteri Tutberidze était à la tête d’un trio d’adolescentes dotées d’un impressionnant arsenal de quadruples sauts. Deux d’entre elles ont décroché l’or et l’argent. Mais Kamila Valieva, 15 ans, la prodige à laquelle le sacre semblait promis s’est effondrée lors du programme libre. Mise en cause dans une affaire de dopage qui a éclaté dans la foulée de son titre sur l’épreuve par équipes – sous la bannière du comité olympique russe, ROC –, elle avait tout de même été autorisée à s’aligner sur l’épreuve individuelle en raison de son jeune âge. Son cas a entraîné un changement de règlement au sein de la fédération qui a rehaussé l’âge minimum des compétitrices à 17 ans.
Eteri Tutberidze, elle, a fait l’objet d’une série documentaire illustrant ses rudes méthodes d’entraînement. On y constate sa propension à pousser ses élèves à patiner, même diminuées physiquement, son obsession pour la question du poids, et le fait qu’elle n’hésite pas à monter délibérément ses disciples les unes contre les autres. « Le sport, c’est le dépassement de soi. Chaque jour. Surmonter le manque de motivation, surmonter la fatigue, surmonter certaines blessures peut-être permanentes. C’est normal », y déclare notamment la coach.
« Au fil des ans, [Eteri Tutberidze] semble, à mon avis, devenir plus compréhensive envers les athlètes, plus bienveillante. Parce que, lorsque je patinais il y a cinq ans, c’était difficile. Pas en termes de cruauté, mais en termes de structure de notre système d’entraînement. J’avais l’impression qu’on ne s’arrêtait jamais. On travaillait sans relâche », explique de son côté Adeliia Petrosian dans le documentaire.










