- Si l’état de santé du nouveau Guide suprême iranien fait l’objet de spéculations, le régime semble tenir en place à Téhéran.
- Et les habitants craignent toujours de prendre la parole contre le pouvoir en place.
- Plus de 3 millions de personnes ont été déplacées en Iran depuis le début de la guerre.
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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase
Des Iraniens qui redoutent le régime autant qu’ils craignent la guerre. Malgré l’absence physique du nouvel ayatollah, le régime tient bon en Iran. Certains disent que Mojtaba Khamenei, désigné successeur du Guide suprême Ali Khamenei, tué dès les premiers jours du conflit, a été blessé durant la guerre, tandis que d’autres pensent qu’il se cache, se sachant la cible numéro une des États-Unis et d’Israël.
Mais le nouveau Guide suprême iranien s’est exprimé, jeudi 12 mars, au travers d’une déclaration lue à la télévision iranienne et a réaffirmé la force du régime. « Je vous promets que nous ne renoncerons pas à venger le sang des martyrs. Cette vengeance ne concerne pas seulement la mort du grand leader suprême, mais aussi chaque membre de la nation tué par l’ennemi, »
a-t-il déclaré.
Depuis le début de la guerre, les États-Unis et Israël ont appelé à plusieurs reprises le peuple iranien à saisir l’occasion pour renverser le régime des mollahs en place. Mais dans les rues de Téhéran : les Gardiens de la révolution, fidèles au Guide suprême, posent toujours fièrement. À chaque carrefour, des postes de contrôle ont été mis en place, alors même que la capitale iranienne semble s’être vidée.
Les Iraniens n’osent pas critiquer le régime
Certains résidents ont choisi de rester, car la seule alternative est de fuir, sans savoir où aller. « Quand il s’agit de notre pays, personne n’abandonne sa patrie. L’abandonner pour quoi ? Pour ces Américains et Israéliens sans scrupule ? »
demande Homayeh, un résident de la capitale, dans le reportage en tête de cet article.
Mais surtout, aucun Iranien n’ose critiquer publiquement le régime en place. « Avant la guerre, j’ai manifesté. Mais maintenant, les gens sont trop effrayés, »
explique un habitant rencontré par TF1 à la frontière avec la Turquie. Même lui n’a pas osé montrer son visage, et préfère parler sous couvert d’anonymat.
Le peuple iranien, épuisé, ne semble pas en mesure de s’opposer au régime. « Lors des dernières manifestations, il y a eu beaucoup de morts. Maintenant, les gens ont décidé d’attendre et de voir ce qu’il va se passer. »
Dans les rues de Téhéran, « il y a des soldats partout, c’est dangereux. »
Ceux qui ont fui la capitale et quittent le pays par la frontière turque ne s’échappent pas seulement loin de la guerre, mais aussi du régime. « La peur que ce régime reste est mille fois plus grande que celle des bruits des missiles, »
déclare un habitant de Téhéran que TF1 a pu contacter. Babak, rencontré à la frontière, déclare quant à lui que « toute (s)a vie tient aujourd’hui dans une valise ».
Selon un décompte du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de trois millions de personnes ont été déplacées en Iran depuis le début de la guerre.










