La souveraineté des îles Féroé pourrait-elle un jour être menacée ? Obnubilé par le Groenland, Donald Trump n’a jamais mentionné l’archipel, ni même laissé entendre qu’il connaissait l’existence de ce second territoire autonome danois. Cette omission, pour autant, ne rassure pas les habitants des dix-huit îles rocheuses situées entre l’Islande, l’Ecosse et la Norvège, bien conscients de leur position stratégique, à l’entrée du passage maritime du nord-est, reliant l’Europe à l’Asie.
Pour de nombreux Féringiens, le conflit déclenché entre Washington et Copenhague a été « une révélation », assure Anna Falkenberg. Agée de 30 ans, la jeune femme, membre du Parti de l’union (Sambandsflokkurin), est une des deux députées représentant les îles Féroé à Christiansborg, le Parlement danois. Selon elle, la crise de ces dernières semaines « a ouvert les yeux du gouvernement local et de la population, qui ont pris conscience de la vulnérabilité du royaume et des risques » pour les Féroé.
Sur l’archipel, les partisans les plus fervents de l’indépendance en ont profité pour critiquer le statu quo. Membre du parti République (gauche), le député Erling Eidesgaard, élu au Parlement de Thorshavn, capitale de la province, a affirmé ainsi que le Groenland, comme les îles Féroé, seraient « plus en sécurité, s’ils étaient des pays indépendants et non des pays périphériques » du Danemark.
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