Quels sont les niveaux des loyers du parc privé selon les agglomérations, où ont-ils le plus augmenté et dans quelle mesure sont-ils plus chers que ceux du parc social ? L’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL) apporte des réponses parfois « contre-intuitives » à ces questions, dans son étude 2026 sur le parc locatif privé, publiée mercredi 18 février.
Les données des observatoires locaux des loyers pour l’année 2024, qui couvrent 67 agglomérations et 54 % du parc locatif français, montrent « de fortes inégalités d’accès au logement, selon sa localisation », souligne Claire Juillard, directrice des études de l’ANIL. Pour un appartement de trois pièces (le bien le plus fréquemment loué), le loyer médian hors charges le plus bas est de 6,80 euros/mètre carré, et se situe dans l’agglomération de Bressuire (entre Cholet et Niort, dans les Deux-Sèvres), tandis que le plus haut est de 24,20 euros/mètres carrés, à Paris intra-muros, soit 3,5 fois plus cher.
Entre janvier 2023 et janvier 2024, les loyers ont augmenté dans toutes les zones étudiées, de façon légèrement plus marquée qu’entre 2020 et 2022. Mais cette hausse n’est pas uniforme. Elle varie entre + 1 % et + 6 %, et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, « ce ne sont pas les grandes agglomérations tendues les plus chères qui connaissent les évolutions les plus fortes », constate Clément Pavard, responsable du pôle data et observation de l’ANIL. Les hausses ont été plutôt contenues à Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Lille, Nantes, Bordeaux, Strasbourg, Montpellier…
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