« On espère que l’exemple de Paris incitera d’autres villes de France et d’Europe à créer des zones de baignade en eau libre », insiste Pierre Rabadan, adjoint à la mairie de Paris chargé de la Seine. Sur le solarium de Bercy, mercredi 27 août, l’élu formule ce vœu alors que la baignade dans la capitale vient d’être prolongée de quinze jours.
Une idée qui n’est pas nouvelle, mais que le « succès populaire » de l’expérience parisienne – près de 100 000 baigneurs depuis le début de l’été – a remise au premier plan. « On sent qu’on est dans un moment propice pour porter notre message », souligne Julien Néméry, membre du collectif Les Gens qui ont chaud, créé en mai et qui revendique le droit de se baigner en eau libre à Grenoble.
Dans la Vienne, la Meuse ou encore l’Isère, les « plongeons militants » se multiplient. « C’est une manière symbolique d’interpeller les pouvoirs publics. L’accès à l’eau de la rivière est un droit », résume Antoine Maltey, membre du collectif citoyen Baignade critique.
Ces démarches s’inspirent du Big Jump, une initiative européenne lancée en 2002 par l’association European Rivers Network. Chaque année, le même jour, des milliers de personnes à travers l’Europe se jettent dans des rivières, lacs ou fleuves pour revendiquer une meilleure qualité de l’eau. « Cela a rencontré un succès inattendu », souligne son fondateur, le Suisse Roberto Epple. Chaque initiative est recensée sur une carte disponible sur le site Internet. « Certaines années, on comptait près de 600 actions, sous des formes variées. Et puis c’est devenu hors de contrôle : des structures locales ont commencé à organiser leurs propres manifestations sans même que nous le sachions. »
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