Les gestionnaires de l’Unédic sont inquiets et en appellent à nouveau au gouvernement. Les responsables syndicaux et patronaux à la tête de l’association paritaire qui pilote l’assurance-chômage insistent sur la responsabilité de l’Etat dans la détérioration de son budget. Lors de la présentation de ses prévisions financières à horizon 2028, mardi 3 mars, ils ont fait part de la situation « très fragile » du régime.
Ses comptes ne cessent en effet de plonger dans le rouge, sous l’impulsion de plusieurs facteurs, dont certains ne lui sont pas imputables. Dans un contexte économique compliqué, avec une remonte du chômage, l’Unédic s’attend à un déficit de 2,1 milliards d’euros en 2026, faisant passer sa dette à 61,5 milliards d’euros.
Cette dégradation est en grande partie due aux prélèvements de 12,05 milliards d’euros que les pouvoirs publics ont imposés au régime sur une période allant de 2023 à 2026. Pour la dernière année, ce sont 4,1 milliards d’euros qui sont soustraits à l’assurance-chômage. Sans cette ponction, les comptes de l’Unédic seraient excédentaires de 2 milliards d’euros en 2026.
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