L’OSCE veut se réformer afin de répondre notamment aux attentes de la Russie et des Etats-Unis
L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a annoncé, jeudi, vouloir se réformer pour voir si elle peut répondre aux attentes de la Russie et de la Biélorussie, ainsi qu’aux demandes des Etats-Unis.
Le ministre des affaires étrangères suisse, Ignazio Cassis, dont le pays assure cette année la présidence de l’OSCE, a promis de « garantir que l’OSCE reste pertinente ». Interrogé sur ce qu’il compte faire, il a renvoyé à la déclaration faite dans la matinée par la Biélorussie et la Russie.
« Ils s’attendent à ce que cette organisation soit capable d’aborder des questions inconfortables, comme les causes des conflits et nous examinerons si cela sera possible. Je pense que cela doit être possible au sein de cette organisation », a-t-il déclaré aux journalistes lors d’une conférence de presse présentant les priorités de son pays. L’un des points forts de l’OSCE est « son inclusivité », a-t-il ajouté.
L’OSCE a condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la condamnation de trois de ses employés ukrainiens à de lourdes peines de prison après des « pseudo-procédures » judiciaires. Mais, reposant sur le consensus de ses 57 pays membres, elle se retrouve quasi paralysée.
En décembre, les Etats-Unis l’ont exhorté à réduire d’au moins 15 millions d’euros son budget annuel d’ici à la fin de 2026. Ils l’ont également encouragé à se concentrer sur « des missions qui soutiennent la stabilité et la paix » plutôt que sur « la transformation de la vie politique intérieure ».
Fondée en 1975 pour apaiser les tensions entre l’Est et l’Ouest durant la guerre froide, l’OSCE, dont le siège est à Vienne, compte des membres issus de l’Europe, de l’Asie centrale et de l’Amérique du Nord. Elle observe les élections et a dépêché des missions d’observation dans des zones de conflit.
M. Cassis avait déclaré en décembre que l’OSCE pourrait jouer un rôle majeur dans le suivi d’un cessez-le-feu en Ukraine. « Notre priorité actuelle est claire : contribuer, lorsque les conditions le permettront, à une paix juste et durable en Ukraine », a-t-il dit jeudi.








