Une adolescente sur deux se sent mal à l’aise avec les tenues imposées dans certaines activités sportives, selon une étude publiée le 13 janvier par la Mutuelle générale de l’éducation nationale et l’entreprise Kantar sur le décrochage sportif des filles à l’adolescence. « Les shorts proposés sont archi-échancrés, le maillot coupe femme est lunaire ! Les joueuses prennent toujours une taille au-dessus », constate ainsi Nino Pujol, qui entraîne les U17 nationales au club de handball d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
Depuis que les femmes font du sport, la tenue dans laquelle elles le pratiquent a toujours été un enjeu. En 1928, l’athlète Violette Morris n’a pas pu participer aux Jeux olympiques d’Amsterdam parce qu’elle portait un pantalon, vêtement réservé aux hommes. Jupe au tennis, justaucorps à la gym, bikini au beach-volley… Si la tenue est plus déshabillée, un siècle plus tard, l’habit des sportives dépend toujours autant de l’image de la femme dans la société, selon la sociologue du sport Catherine Louveau : « Chez les filles, on est toujours sur la question de la séduction. Il faut qu’elles soient belles. On les destine à être mère et séduisante », explique-t-elle.
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