- L’ex-prince Andrew, déchu de ses titres royaux, a été arrêté et placé en garde à vue ce jeudi, avant d’être libéré dans la soirée.
- Empêtré dans l’affaire Epstein, il est poursuivi pour « manquement à ses obligations » dans le cadre de ses « fonctions officielles ».
- Jusqu’alors, un seul membre de la famille royale avait été arrêté, au XVIIe siècle, et seules quelques affaires judiciaires bien moins graves avaient éclaté ces dernières décennies.
Suivez la couverture complète
Trump, Clinton, Prince Andrew, Lang… L’affaire Epstein éclabousse des personnalités du monde entier
Le coup de tonnerre a fait tressaillir la famille royale britannique. L’ex-prince Andrew a été arrêté et placé plusieurs heures en garde à vue (nouvelle fenêtre) suite à des allégations de « faute dans l’exercice de fonctions officielles »
ce jeudi 19 février, jour de son 66e anniversaire. Le frère cadet du roi Charles III a ensuite été « relâché »
dans la soirée mais l’enquête se poursuit, a annoncé la police régionale de Windsor. L’ancien duc de York, déjà déchu de tous ses titres royaux (nouvelle fenêtre), est ainsi devenu le premier membre de la monarchie à faire l’objet d’une arrestation, dans l’histoire récente du pays.
Un unique précédent… qui remonte à 1649
Selon la police, le sexagénaire a été arrêté pour soupçons de « manquement à ses obligations »
. Au début du mois, elle avait indiqué « évaluer »
des allégations selon lesquelles il avait transmis des informations potentiellement confidentielles au financier et pédocriminel américain Jeffrey Epstein (nouvelle fenêtre). L’ex-prince est par ailleurs accusé par l’Américaine Virginia Giuffre (décédée depuis) d’agressions sexuelles remontant à l’époque où elle avait 17 ans. Son arrestation, suivie de près par les médias britanniques (nouvelle fenêtre), est inédite depuis le XVIIe siècle.
Le tout dernier membre de la famille royale à avoir été arrêté avant Andrew est Charles Ier, en 1649, après la défaite des royalistes lors de la guerre civile britannique. Jugé dans le bâtiment historique du Westminster Hall, le souverain avait été reconnu coupable de trahison et de tyrannie, bien qu’il ait remis en question l’autorité de ce tribunal, relate le journal The Telegraph
(nouvelle fenêtre). Il a finalement été condamné à mort le 26 janvier puis décapité quatre jours plus tard, selon The Guardian
(nouvelle fenêtre).
La princesse Anne, première condamnation pour une infraction pénale impliquant son chien
Depuis cet épisode, la menace d’exécution a été levée sur la famille royale. Et aucune autre arrestation n’a été ordonnée. La monarchie a été secouée par quelques affaires judiciaires ces dernières décennies, mais d’une gravité bien moindre. La princesse Anne a ainsi été reconnue coupable d’excès de vitesse en 2001. À bord de sa Bentley, la fille du prince Philip et de la reine Élisabeth II (nouvelle fenêtre) avait été flashée à 150 km/h dans une zone limitée à 110 km/h dans le comté du Gloucestershire (sud-ouest), au point d’être prise en chasse par la police.
Dans sa déposition écrite, citée par The Guardian
(nouvelle fenêtre)
à l’époque, elle affirmait avoir pensé que les forces de l’ordre étaient en réalité en train de l’escorter… ce qui ne l’a pas empêchée d’être sanctionnée. La princesse, âgée à l’époque de 52 ans, a alors été condamnée à 400 livres d’amende (l’équivalent de 640 euros à l’époque). Avant cette affaire, elle avait déjà été mise en cause plusieurs fois pour excès de vitesse, et avait même écopé d’amendes en 1977 et 1990, mais d’un montant moins élevé.
Ses démêlés judiciaires ne se sont pas arrêtés là, puisque l’année suivante, elle a marqué l’histoire de la monarchie britannique, mais pour de mauvaises raisons : la princesse (nouvelle fenêtre) est devenue la première membre de la famille royale à être condamnée pour une infraction pénale, dans l’histoire récente. Son bull-terrier anglais, Dotty, a en effet mordu deux enfants lors d’une promenade dans le parc de Windsor.
En novembre 2022, elle a ainsi été inculpée pour avoir laissé son chien déambuler « dangereusement hors de tout contrôle »
, en vertu d’une loi britannique sur les chiens dangereux, et a plaidé coupable. Le tribunal de Slough, dans l’ouest de Londres, l’a alors condamnée notamment à 500 livres d’amende (781 euros à l’époque) et 250 livres (390 euros) de dédommagement aux parents des deux enfants. Quant à Dotty, la justice a décidé de lui laisser la vie sauve, mais a prévenu qu’en cas de récidive, le bull-terrier serait euthanasié.
Un nouvel excès de vitesse ces dernières années, mais pas d’autre condamnation
Depuis, seule une autre affaire judiciaire a éclaboussé la famille britannique, venue de la propre fille de la princesse Charlotte, Zara Tindall, là encore pour un problème de conduite. En janvier 2020, la petite-fille de la reine Élisabeth II s’est vue interdire de prendre le volant pendant six mois, après avoir été flashée à 146 km/h au volant de sa Land Rover, près de son domicile dans les Cotswolds, dans le sud-ouest du pays.
Outre-Manche, les points ne sont pas retirés du permis lors d’une infraction routière, mais cumulés jusqu’à un certain seuil. Lors de cet excès de vitesse, Zara Tindall comptait déjà neuf points de pénalité sur son permis, auxquels quatre autres se sont alors ajoutés, dépassant la barre des 12 points déclenchant généralement une interdiction de conduire, a relaté la BBC (nouvelle fenêtre).
Le prince Philip, époux d’Élisabeth II, avait quant à lui été impliqué dans un accident qui avait légèrement blessé deux femmes, envoyées à l’hôpital, en janvier 2019. Il avait ensuite accepté de rendre son permis de conduire, mais sans faire l’objet de sanctions, selon The Telegraph
.









