- L’armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d’objectifs du Hezbollah à travers le Liban.
- Des quartiers résidentiels de Beyrouth ont été touchés par les frappes.
- Une dizaine de personnes seraient mortes et une centaine blessées, selon les premiers bilans du ministère de la Santé.
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L’armée israélienne a annoncé avoir frappé, ce mercredi 8 avril, une centaine d’objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu’il s’agissait de « la plus grande frappe coordonnée »
contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février.
« En l’espace de dix minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d’infrastructures militaires »
du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien. Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l’armée israélienne. Le ministère de la Santé a appelé les habitants de Beyrouth à dégager « d’urgence »
les routes devant les ambulances.
Les frappes les plus violentes depuis le début de la guerre
Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l’AFP. Elles ont fait « des dizaines de morts et des centaines de blessés »,
a annoncé le ministère de la Santé, en précisant qu’il s’agissait d’un bilan préliminaire. Il a dénoncé « une dangereuse escalade »
.
Les frappes israéliennes ont visé « des centaines »
de membres du Hezbollah, a affirmé le ministre de la Défense israélien. « Tsahal a mené une attaque surprise contre des centaines de terroristes du Hezbollah dans des centres de commandement à travers le Liban »,
a déclaré Israël Katz dans un message vidéo diffusé par son bureau, assurant qu’il s’agissait « du coup le plus dur […] encaissé »
par le mouvement pro-iranien depuis l’opération des bipeurs, en référence au piégeage par les services secrets israéliens de bipeurs et talkies-walkies utilisés par les membres du Hezbollah, dont l’explosion simultanée, coup sur coup, les 17 et 18 septembre 2024, avait fait 39 morts et près de 3.000 blessés. Ennemi d’Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s’était joint le 2 mars à la guerre régionale.
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, a affirmé le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. « La bataille continue au Liban,
a ensuite déclaré l’armée israélienne. « Nous continuerons de frapper l’organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel »,
a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d’état-major de l’armée, cité dans un communiqué militaire.
« Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d’Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination »,
a-t-il ajouté.
L’armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu’à une « ligne de défense avancée »
destinée à maintenir le nord d’Israël à l’abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.









