• L’Ukraine a été visée par 600 drones et 90 missiles russes dans la nuit du 23 au 24 mai.
  • Une attaque vivement condamnée en Europe, notamment en raison de l’utilisation du missile Orechnik, qui dispose d’une capacité nucléaire.
  • Notre journaliste international Thomas Misrachi fait le point sur LCI.

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Ukraine : la guerre entre dans sa 5ᵉ année

Une arme qui inquiète l’Europe. Le missile Orechnik, qui signifie « noisetier » en russe, a été utilisé dans l’offensive d’envergure menée contre Kiev par la Russie dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai. « Il s’agit d’un missile balistique hypersonique de portée intermédiaire, mais qui est surtout capable de transporter des ogives nucléaires« , explique notre journaliste Thomas Misrachi sur LCI.

« Pour faire simple, ce missile peut aller toucher une cible qui se trouve entre 3.000 et 5.000 kilomètres de son point de départ à une vitesse allant jusqu’à 6.000 km/h« , a-t-il ainsi poursuivi dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article. Si une grande partie de ces missiles a été interceptée, ceux qui sont passés ont causé des dégâts importants dans la capitale ukrainienne, causant la mort d’au moins quatre personnes et faisant plus d’une centaine de blessés.

Vladimir Poutine avait promis une riposte d’ampleur après les frappes ukrainiennes de jeudi dernier, d’où le recours à ce missile Orechnik. « Les Russes pourraient tout à fait utiliser des missiles conventionnels, mais l’Orechnik, c’est un missile qui fait peur. Donc, l’idée, c’est d’instaurer la terreur« , analyse Thomas Misrachi. 

Et de conclure : « L’idée, c’est aussi de montrer aux Européens et aux Occidentaux que les Russes maîtrisent cette technologie. Selon certains experts, c’est aussi un aveu de faiblesse. Ce missile a été utilisé à trois reprises sur l’Ukraine depuis le début de l’invasion globale, sans pour autant impressionner les Ukrainiens, qui ont d’ailleurs riposté ces dernières heures en envoyant une centaine de drones sur la Russie. »

Mael NARPON

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