Elle était jusqu’ici restée une cible intouchable et intouchée de la guerre au Moyen-Orient. La très stratégique île de Kharg, principal terminal d’exportation du brut iranien, avait été épargnée par les bombardements américano-israéliens, déclenchés le 28 février. Sans doute, jugeaient les analystes, pour éviter une nouvelle flambée des prix de l’or noir et un affront trop direct vis-à-vis de la Chine, principale et presque unique cliente des cargaisons expédiées par Téhéran à l’étranger.
Une première ligne a été franchie sur ce front très sensible pour les marchés de l’énergie. Vendredi 13 mars, des frappes américaines ont visé l’îlot, situé à environ 25 kilomètres au large des côtes iraniennes. Les infrastructures pétrolières n’auraient pas été endommagées, selon l’agence de presse iranienne Fars.
Sur son réseau, Truth Social, le président américain, Donald Trump, a confirmé avoir « choisi de ne pas les détruire » dans ce raid aérien qui s’est concentré sur des cibles militaires. Mais le locataire de la Maison Blanche a aussitôt prévenu : ces installations pourraient être l’objet de prochaines frappes « si l’Iran ou quiconque d’autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d’Ormuz ».
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