Après une première salve de discussions, vendredi 6 février à Oman, les Etats-Unis et l’Iran semblent enclins à se retrouver pour de prochaines négociations. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a déclaré samedi s’être mis d’accord avec les Etats-Unis pour tenir « bientôt » une nouvelle session de pourparlers.
« A l’heure actuelle, aucune date spécifique n’a été fixée pour une deuxième session de négociations, mais nous et Washington pensons qu’elles doivent se tenir bientôt », a dit M. Araghtchi lors d’un entretien avec la chaîne Al-Jazira, selon des extraits diffusés sur son compte Telegram. Qualifiant l’atmosphère à Oman de « très positive », M. Araghtchi a ajouté que bien que les discussions fussent « indirectes », « une chance s’est présentée de serrer la main de la délégation américaine ».
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, s’est également félicité de la teneur des pourparlers. « Nous avons (…) eu de très bonnes discussions sur l’Iran. L’Iran semble vouloir absolument conclure un accord », a-t-il déclaré vendredi devant des journalistes à bord d’Air Force One. « Nous allons nous rencontrer à nouveau au début de la semaine prochaine », a également assuré M. Trump.
Maintenir la pression
Le ministre des affaires étrangères iranien s’est dit aussi prêt à conclure un accord qui rassure les Etats-Unis sur le nucléaire. « L’enrichissement [nucléaire] est notre droit inaliénable et doit se poursuivre. (…) Nous sommes prêts à un accord rassurant au sujet de l’enrichissement », a affirmé M. Araghtchi. Il a toutefois déclaré que le programme balistique de son pays ne pourrait « jamais être négocié » avec les Etats-Unis. « La question des missiles ne pourra jamais être négociée, car il s’agit d’un enjeu de défense », a-t-il affirmé.
Ces déclarations positives n’ont pas empêché chacun de maintenir la pression. M. Trump a évoqué de nouvelles sanctions et un décret faisant planer la menace de droits de douane supplémentaires pour les pays qui continuent de commercer avec l’Iran. Quant à M. Araghtchi, il a fait savoir samedi que Téhéran viserait des bases américaines dans la région si les Etats-Unis attaquaient son pays. « Il n’est pas possible d’attaquer le sol américain si Washington nous attaque, mais nous viserons leurs bases dans la région », a-t-il déclaré.









