Dernière saison avant la fermeture alternée, pour travaux, du Palais Garnier puis de l’Opéra Bastille, la prochaine mouture lyrique 2026-2027 sera dominée par Wagner et sa « Tétralogie », dont on célèbre les 150 ans. Ultime volet du « festival scénique » imaginé par le Maître de Bayreuth, Le Crépuscule des dieux mis en scène par Calixto Bieito sera présenté dès l’automne, précédant le déroulé de deux cycles complets du « Ring » dirigés par Pablo Heras-Casado (du 6 au 13 novembre, puis du 15 au 22 novembre), assortis d’une exposition, d’une série de rencontres et d’une diffusion en direct et en streaming. Mis en vente depuis plusieurs mois, les « Pass Ring » ont d’ores et déjà engrangé 60 % de réservations, dont plus de la moitié de spectateurs étrangers, confirmant l’excellent taux de remplissage global de l’institution qui flirte désormais avec les 97 %.
Dix-neuf spectacles lyriques se partageront 164 levers de rideau, de septembre à juillet. Parmi les sept nouvelles productions, deux créations. Un hommage à Joséphine Baker, artiste et femme de conviction, entrée au Panthéon en 2021, assurera l’ouverture de saison avec Perle noire : Méditations pour Joséphine, un spectacle de Peter Sellars sur une partition de Tyshawn Sorey, entre jazz et musique contemporaine. Suivra la première mondiale commandée au compositeur barcelonais Hector Parra, d’après le roman à succès de Pierre Lemaître, Miroir de nos peines (Albin Michel, 2020) évoquant la débâcle de 1940 et le croisement de jeunes destins sur la route de l’exode.
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