- Une salariée du centre de retraitement des combustibles nucléaires de La Hague, est décédée ce jeudi des suites d’une méningite à méningocoque.
- La direction de l’usine a identifié 50 cas contacts.
- Des mesures drastiques sont mises en place pour éviter toute contagion.
Alerte à la méningite au sein du centre de retraitement nucléaire de La Hague dans la Manche. Une salariée de l’usine est décédée ce jeudi de la maladie à l’hôpital de Cherbourg, a annoncé la direction dans un communiqué interne à l’entreprise qu’ont pu consulter les équipes de TF1/LCI. La préfecture de la Manche et l’Agence régionale de santé (ARS) ont été averties, précise-t-elle.
Une cinquantaine de collègues de la patiente décédée ont été identifiés comme cas contacts, c’est-à-dire qu’ils ont eu un contact prolongé à moins d’un mètre ces dix derniers jours avec la malade qui a pu leur transmettre la maladie par gouttelettes ou sécrétions respiratoires.« Des mesures d’urgence sont prises, tous les cas contacts vont recevoir un antibiotique préventif »,
explique dans la vidéo en tête de cet article le docteur Vincent Valinducq, chroniqueur dans « Bonjour! », précisant que « le but, tuer la bactérie avant que la maladie ne se déclare ».
Les collègues identifiés comme cas contacts vont également être mis à l’isolement.
🔴 Un cas de méningite mortelle en France Une salariée du centre de retraitement nucléaire de La Hague est décédée, une cinquantaine de ses collègues sont cas contact. ➡️ Les précisions du @Drvalinducq 📺 Le journal de 8H de @GPardigon dans #BonjourLaMatinaleTF1 pic.twitter.com/BDNvjJfKUE — TF1Info (@TF1Info) March 20, 2026
À titre préventif, la direction du site précise avoir pris des dispositions complémentaires à l’attention du personnel travaillant habituellement dans le bâtiment où travaillait la salariée décédée. Il s’agit notamment de la désinfection du bâtiment, de l’autorisation du télétravail, pour les personnes qui le souhaitent, de l’organisation des réunions en distanciel et de l’application des gestes barrières (pas de contact physique, désinfection régulière des mains) avec mise à disposition de gel hydroalcoolique.
La direction a en outre mis en place un dispositif d’écoute psychologique 24h/24 – 7j/7, opérationnel dès ce vendredi matin.
Aucun lien établi pour l’heure avec l’épidémie outre-Manche
Pour l’heure, aucun lien n’a été établi entre ce cas signalé en France et l’épidémie qui a fait deux morts dans le sud-est de l’Angleterre, qualifiée par le gouvernement britannique de « sans précédent ».
Les infections à méningocoques, des bactéries, peuvent engendrer la mort en moins de 24 heures sans prise en charge rapide. Elles peuvent aussi laisser des séquelles plus ou moins lourdes. Forte fièvre, violents maux de tête, vomissements, raideur de la nuque, photosensibilité et taches rouges ou violacées (purpura) sont les principaux symptômes.
Pour rappel, dans un contexte de flambée des méningites observée depuis 2022 dans l’Hexagone, l’ex-ministre de la Santé, Yannick Neuder, avait décidé le 24 avril 2025 d’une « intensification de la stratégie vaccinale »
contre les méningocoques « pour mieux protéger les populations les plus exposées aux méningites ».
En 2024, plus de 600 infections ont été recensées en France, un niveau record depuis vingt ans. Et le mouvement s’était amplifié encore en début d’année 2025 : en janvier et février, les cas avaient largement dépassé le niveau d’un an plus tôt. En cause, au moins en partie : l’épidémie virulente de grippe, qui constitue un facteur de risque des infections à méningocoques. Au-delà des chiffres, des décès ont marqué les esprits l’an dernier et rappelé que les jeunes sont les plus à risque : un enfant de 3 ans dans la Drôme, une jeune femme de 18 ans à Rennes…











