- Gérald Darmanin propose « un moratoire de trois ans sur l’immigration légale », dans un entretien au Journal du Dimanche.
- Il considère que « nous sommes arrivés à la limite de nos capacités d’intégration et d’assimilation ».
« Il faut mettre fin à l’immigration telle qu’elle est aujourd’hui. »
Gérald Darmanin propose « un moratoire de trois ans sur l’immigration légale »,
en considérant que « nous sommes arrivés à la limite de nos capacités d’intégration et d’assimilation »
, dans un entretien au Journal du Dimanche
. « Cette question devra être tranchée à la prochaine présidentielle »,
poursuit le garde des Sceaux.
« Nous pourrions commencer par considérer que les titres de séjour délivrés pour le travail – ce qui est sans doute important dans certains secteurs d’activité – n’ouvrent plus droit au regroupement familial. Je propose également de réformer la Constitution pour permettre d’établir des quotas limitatifs – et non indicatifs comme c’est le cas aujourd’hui »
, développe le ministre de la Justice.
« Changer la Constitution »
À propos d’un référendum sur la question de l’immigration, Gérald Darmanin assure qu’il n’a « jamais eu peur de la parole donnée au peuple »
et insiste : « Il faudra changer la Constitution. »
Celui qui a été membre de la quasi-totalité des gouvernements sous la présidence d’Emmanuel Macron depuis 2017 – à l’exception de celui de Michel Barnier entre septembre et décembre 2024 – fait par ailleurs valoir qu’« il va se passer beaucoup de choses d’ici un an ». « Je prendrai ma décision (d’être candidat ou non à l’élection présidentielle de 2027) en fonction du seul intérêt de mon pays »,
ajoute-t-il.
À propos des prétendants à l’Élysée déjà déclarés, Gérald Darmanin estime qu’Édouard Philippe est « aujourd’hui le mieux placé ». « Il est capable de faire progresser sa candidature et de rassembler toutes ces tendances dans un esprit sincère d’écoute et dans un projet national où chaque Français comme chaque responsabilité a sa place. Il porte une grande responsabilité »,
ajoute-t-il. L’ancien membre du RPR et de l’UMP a par ailleurs qualifié la candidature du patron de son parti Renaissance, Gabriel Attal, de celle de la « social-démocratie progressiste » –
en lui reconnaissant « beaucoup de qualités », « respect et sincère amitié » –,
et celle du LR Bruno Retailleau comme celle de « la droite conservatrice ».

