« Ça ne m’intéresse pas de faire toujours le même numéro », assure Michel Ocelot. De fait, le réalisateur césarisé de Kirikou et la sorcière (1998) a relevé ses manches pour un nouveau défi technique à ajouter à sa filmographie, commencée il y a plus de cinquante ans : concevoir un film d’animation pour les écrans semi-sphériques des planétariums.
Conte musical immersif et court-métrage à 360° de vingt-cinq minutes, Les Lapins trois-oreilles est projeté dans plusieurs dômes de France à compter du 10 février, dont celui de la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, avant d’envisager de s’exporter. « La première partie de ma vie, j’étais prêt à me tuer au travail, mais je n’avais pas accès aux outils, poursuit le cinéaste de 82 ans. Cela a été une traversée de désert pénible. A partir du moment où Kirikou m’a [ouvert les portes], j’ai voulu tout essayer. J’ai commencé par Azur et Asmar (2006) en 3D informatique, j’ai fait aussi du relief, de la comédie musicale… »
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