Comment apprendre à s’aimer et à aimer, amoureusement, familialement, amicalement, malgré la vulnérabilité, la honte ou la dépendance ? Cette question irriguera, vendredi 27 mars, la grande assemblée intitulée « Comment s’aime-t-on quand on va mal ? » du festival Nos futurs, le vendredi 27 mars, avec Taous Merakchi, Fouzia Taouzari, François Mallet et la jeune chanteuse nantaise Marie Coulomnier, alias Mioh, dont le deuxième album sort le 24 avril.
Dans votre nouvel EP, la chanson « Moi aussi » s’ouvre par une anaphore : « Pourquoi j’ai mal… » Vous avez 24 ans et, pour la première fois, vous écrivez sur les agressions sexuelles subies dans votre enfance. Que s’est-il passé ?
Pendant plusieurs années, entre environ 7 et 14 ans, j’ai subi des violences sexuelles et ai été l’objet de comportements inappropriés de la part d’un proche de ma famille. Cela a commencé par des attouchements, lorsque j’avais entre 7 et 9 ans. Ensuite, ces gestes ont cessé, mais il y avait encore des regards, des attitudes déplacées. Plus tard, il a commencé à me photographier ou à me filmer à mon insu, par exemple dans la salle de bains.
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