- Emmanuel Macron recevra vendredi 23 octobre des « lycéens et des représentants d’organisations lycéennes » au palais de l’Élysée, a appris jeudi TF1-LCI.
- Le chef de l’État « écoutera leurs revendications et inquiétudes », a annoncé la présidence, après des manifestations et des blocus de lycées émaillés de violences.
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Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
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Une rencontre avec le chef de l’État. Des « lycéens et des représentants d’organisations lycéennes »
seront reçus par Emmanuel Macron ce vendredi 23 octobre à 15h00 au palais de l’Élysée afin d’« écouter leurs revendications et inquiétudes »
après les manifestations émaillées de violences, a appris jeudi le service politique de TF1-LCI. Seront présents des membres des « principales associations qui portent la parole des lycéens, dans la diversité de leurs points de vue »
et des Conseils académiques de la vie lycéenne (CAVL), a ensuite précisé la présidence de la République.
Les différentes organisations lycéennes ont indiqué qu’elles organiseront un point presse à proximité du palais de l’Élysée à l’issue de cette réunion. « C’est une bonne chose d’être reçus par le Président pour pouvoir évoquer les revendications des lycéens »
, a réagi auprès de l’AFP Nathanaël Combary, le président du Renouveau lycéen et militant du parti Renaissance. « Nous lui présenterons nos revendications qui sont toujours les mêmes : le bâti scolaire et Parcoursup, qui sont au cœur de nos préoccupations »
, a-t-il poursuivi.
Les organisations lycéennes partagées
Au contraire, Pierre Sourzat, à la tête de l’organisation Les Lycéens !, n’a pas caché son scepticisme. « On sait très bien ce qui va se passer : il va nous écouter, il va faire semblant de nous avoir compris et puis après il n’y aura pas de suite »
, a-t-il déclaré à l’AFP. Selon lui, « l’intérêt de tout ça à la fin, c’est de pouvoir insuffler une dynamique lors des prochaines présidentielles et que l’éducation soit remise au centre des débats »
.
Sébastien Lecornu doit, lui, réunir lundi 26 octobre les organisations lycéennes aux côtés des organisations enseignantes, syndicales, patronales mais aussi des collectivités territoriales et des parlementaires « pour que le dialogue et le travail se poursuivent »
. Les organisations étudiantes, comme la Fage, l’Union étudiante et l’Unef, et lycéennes, comme l’Union syndicale lycéenne, réclament ce rendez-vous depuis le 7 octobre pour faire valoir auprès du Premier ministre leurs 10 mesures communes, évaluées à 10 milliards d’euros, dont une réforme des bourses et la création de 250.000 places à l’université.
Dernier jour pour la plateforme gouvernementale donnant la parole aux lycéens
Les lycéens peuvent par ailleurs écrire jusqu’à vendredi soir minuit sur la plateforme gouvernementale « Lycéennes, lycéens : vous avez la parole », lancée en plein mouvement de contestation pour recueillir leurs doléances et leurs propositions, que le gouvernement a promis de prendre en compte pour amender le prochain budget de l’éducation. Elle affichait jeudi soir « 98.500 participants ».
Le gouvernement a promis la transparence sur ces contributions et qu’il déposerait des amendements en fonction de ce qui en ressort. Le 15 octobre, le ministre de l’Éducation nationale rapportait que 70% des écrits visaient les emplois du temps et les classes surchargées, 28% les professeurs non remplacés, 51% le bâti scolaire et 14% Parcoursup, dont la suppression fait partie des revendications des lycéens et étudiants mobilisés dans la rue.