- Un mouvement social chez EasyJet a entraîné l’annulation d’une centaine de vols durant le week-end du 15 août.
- Certains Français ont été contraints de prolonger leur séjour et de payer une ou plusieurs nuits d’hôtel supplémentaires avant de trouver une solution.
- Dans quelles mesures pouvez-vous vous faire rembourser ces frais par la compagnie aérienne ?
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Les annulations de vols peuvent survenir pour des raisons diverses et variées. En ce week-end du 15 août, une centaine de vols ont été annulés et des usagers d’EasyJet ont été pénalisés par une grève des hôtesses et stewards de la compagnie. De ce fait, les vacanciers ont dû faire face à des frais imprévus (hôtel, repas, train…) qui font exploser le budget initial des vacances. Il existe des recours.
Annulation de vols : ce à quoi vous avez droit
Lorsqu’une compagnie annule un vol (et que le vol est concerné par le droit à l’assistance et l’indemnisation) sans proposer d’alternative, elle a l’obligation de prendre en charge les passagers comme l’indique le site du ministère de l’Économie (nouvelle fenêtre).
Concrètement, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) précise que si vous optez pour un réacheminement vers votre destination, la compagnie doit couvrir l’ensemble de vos frais d’hôtel et de restauration jusqu’à votre arrivée à destination finale, ainsi que deux appels téléphoniques.
Vous pouvez également choisir le remboursement de votre billet plutôt que le réacheminement, la compagnie est alors libérée de son obligation de prise en charge de vos frais annexes. Dans tous les cas, mieux vaut conserver précieusement vos justificatifs (notes d’hôtel, tickets de repas, nouveaux billets achetés…) car ils seront indispensables pour toute demande de remboursement.
Indépendamment du choix du remboursement ou du réacheminement, le ministère de l’Économie précise que la compagnie doit également verser une indemnité forfaitaire, une somme fixe de 250 euros, 400 euros ou 600 euros selon la distance du vol, versée en plus des frais engagés.
Toutefois, cette indemnité n’est pas due si la compagnie a prévenu au moins 14 jours avant le départ, si un vol de remplacement à horaire proche est proposé, ou en cas de circonstances exceptionnelles (météo, catastrophe naturelle, risque sécurité…). Aussi, une grève du personnel n’exonère pas automatiquement la compagnie de cette indemnisation.
Comment obtenir son remboursement si la compagnie refuse ?
La première étape est de formuler une réclamation directement auprès de la compagnie. Dans le cas d’EasyJet, un formulaire dédié, appelé « formulaire de remboursement des dépenses », est accessible sur leur site (nouvelle fenêtre). Si vous avez du mal à trouver ce type de formulaire selon la compagnie, vous pouvez adresser un courrier avec un formulaire directement disponible sur le site du Service public. (nouvelle fenêtre)
Si la compagnie ne répond pas dans un délai de deux mois ou refuse de vous indemniser, plusieurs recours s’offrent à vous. Vous pouvez alors saisir le Médiateur du tourisme et du Voyage (nouvelle fenêtre) (MTV) en déposant un dossier sur son site. Il s’agit d’une démarche gratuite et vous disposez d’un an pour le faire. Vous pouvez également signaler le litige auprès de la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC).
Si aucune de ces solutions n’aboutit, le recours judiciaire reste possible. Depuis février 2026, ils ne sont cependant plus gratuits. Les recours devant le tribunal nécessitent désormais une assignation (nouvelle fenêtre) et donc des frais d’avocat, comme l’expliquait la journaliste économique Olivia Détroyat dans « Bonjour ! la Matinale TF1 », en octobre dernier. Vous pouvez aussi faire appel à des sociétés spécialisées qui gèrent le dossier à votre place, moyennant une commission de 20 à 35 % sur les montants récupérés.