- Une minute de silence a été observée, ce mardi après-midi, à l’Assemblée nationale en hommage à Quentin Deranque.
- Après ce bref moment d’union, la séance des questions au gouvernement a viré à la passe d’armes.
- La France Insoumise a été accusée d’être responsable de la mort du jeune homme.
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Mort de Quentin Deranque, 23 ans, violemment agressé à Lyon
À l’unisson pour un hommage. Toute la classe politique, de La France Insoumise (nouvelle fenêtre) au Rassemblement National, a respecté une minute de silence mardi après-midi en hommage à Quentin Deranque (nouvelle fenêtre). « Personne ne devrait mourir à 23 ans. Personne ne devrait mourir pour ses idées »
, a lancé la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, depuis le perchoir.
LFI attaquée de toutes parts
La solennité du moment a été rapidement rattrapée par les passes d’armes politiques. « Aujourd’hui, l’extrême gauche a du sang sur les mains »
, a lancé Laurent Wauquiez, patron des députés LR, en direction des rangs de LFI. Au total, six questions au gouvernement ont été dédiées au drame mardi après-midi. Et à chaque fois cette interrogation : y a-t-il un responsable politique à la mort du jeune militant identitaire ?
Le gouvernement pointe du doigt La France Insoumise, accusée d’encourager la violence en politique. « Il est temps que vous fassiez le ménage, Madame la Présidente Panot. Le ménage dans vos propos. Le ménage dans vos idées. Et surtout, le ménage dans vos rangs »
, a dénoncé le Premier ministre Sébastien Lecornu (nouvelle fenêtre). « Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser. Leurs manœuvres sont indignes. Aucun insoumis n’est impliqué, ni de près, ni de loin dans ces violences »
, a rétorqué Mathilde Panot, cheffe des députés LFI.
Plus de « meetings » dans les universités en cas de risques
Mardi soir, Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, co-fondateur de l’organisation antifasciste La Jeune Garde, a été interpellé avec huit autres personnes (nouvelle fenêtre). Contacté par TF1-LCI, aucun cadre du mouvement n’a donné suite à nos sollicitations, tandis que Jean-Luc Mélenchon prend ses distances avec les militants antifascistes. « La violence repousse, rabougrit, enferme, et c’est pourquoi nous n’en voulons pas comme stratégie de lutte politique »
, a assuré le chef de file de La France Insoumise lors d’un meeting mardi soir.
L’altercation qui a conduit à la mort de Quentin Deranque a eu lieu en marge d’une réunion à Sciences Po Lyon avec l’eurodéputée insoumise Rima Hassan, connue pour ses positions radicales sur Israël. Pour éviter que cela ne se reproduise, le gouvernement a envoyé sept circulaires aux présidents d’université, avec comme consigne ferme d’interdire toute réunion politique susceptible de provoquer des troubles à l’ordre public (nouvelle fenêtre). « Les gens qui viennent dans les établissements comme Rima Hassan pour mettre le feu, pour répandre des messages qui sont des messages de violence verbale, ça ce n’est pas possible. Il faut simplement ne pas le faire en ce moment, compte tenu du contexte »
, a justifié à notre micro Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.
Pour le moment, aucun événement politique universitaire n’a dû être annulé par les responsables d’établissement.










