- Sept ans après la mort de sa compagne Elisa Pilarski, Christophe Ellul a admis pour la première fois, mercredi 4 mars, le rôle de son chien.
- Jugé jusqu’à jeudi pour homicide involontaire, le propriétaire de Curtis doutait encore au premier jour de son procès de la responsabilité de l’animal.
« On m’a donné la preuve qu’il est coupable. »
Mercredi 4 mars, au deuxième jour de son procès à Soissons, dans l’Aisne, Christophe Ellul, le propriétaire de Curtis, a reconnu que son chien était bien l’auteur des morsures mortelles sur sa compagne Elisa Pilarski, retrouvée sans vie en forêt de Retz, le 16 novembre 2019.
Ce jour-là, la jeune femme, âgée de 29 ans et enceinte de six mois, était allée promener seule le pitbull adopté aux Pays-Bas par Christophe Ellul et importé illégalement sur le sol français. Une expertise avait établi que les dizaines de morsures retrouvées sur le corps lardé d’Elisa Pilarski correspondaient aux caractéristiques physiques de Curtis, et non aux chiens d’une chasse à courre qui avait eu lieu cet après-midi-là dans la même forêt, non loin de Soissons.
Aujourd’hui, oui, je l’accepte et je le crois
Aujourd’hui, oui, je l’accepte et je le crois
Christophe Ellul, propriétaire du chien Curtis
« Les mensurations
(des morsures, ndlr) parlent d’elles-mêmes apparemment. Aujourd’hui, oui, je l’accepte et je le crois »
, a déclaré l’homme de 51 ans, jugé jusqu’à jeudi pour homicide involontaire dans cette affaire, dans laquelle il continuait de douter jusqu’à présent de la responsabilité de son chien. La veille, il avait demandé des preuves de la culpabilité de Curtis. « S’il est coupable, piquez-le, mais mettez des preuves sur la table »
, avait-il lancé.
Avant le moment de bascule mercredi, la présidente du tribunal venait de rappeler que Curtis l’avait violemment mordu lui-même deux jours après la mort d’Elisa Pilarski. Et encore quelques jours plus tard, le chien s’en était pris sauvagement à une bénévole au sein du chenil où il avait été placé. « Un chien, ça ne mord pas jusqu’au moment où ça mord. Et c’est aussi à l’être humain de s’entourer de garanties pour se protéger, pour protéger les autres, du comportement imprévisible »
, avait pointé la magistrate.











