- Arrivé le 7 juillet 2023 chez ses grands-parents, Émile, 2 ans, a disparu le lendemain.
- Ses ossements ont été retrouvés le 30 mars 2024 à 1,7 km du hameau du Haut-Vernet.
- Sa famille souhaite aujourd’hui de nouvelles investigations.
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Mort du petit Émile : rebondissement dans l’affaire, ses grands-parents en garde à vue
Si son corps a été retrouvé, le mystère sur la mort du petit Émile demeure, deux ans et demi après les faits, un mystère. Le petit garçon était arrivé le 7 juillet 2023 au Haut-Vernet dans les Alpes-de-Haute-Provence pour passer les vacances chez ses grands-parents.
Au lendemain de son arrivée dans ce petit hameau, il avait mystérieusement disparu. Malgré les nombreuses recherches, le corps du petit garçon n’a été retrouvé que neuf mois plus tard, le 30 mars 2024 à 1,7 km du Haut-Vernet. C’est une femme qui avait retrouvé le crâne et des dents du petit garçon alors qu’elle se promenait. Depuis, rien n’a permis d’éclairer les circonstances du décès de l’enfant. Et plusieurs de ses proches annoncent demander aujourd’hui de nouvelles investigations.
Des personnes à réentendre, des lieux à fouiller…
En novembre dernier, la famille a en effet mené sa propre enquête dans le hameau et plus précisément près de la maison familiale et près du lieu où le corps a été retrouvé. Pour eux, certains lieux n’ont pas été suffisamment fouillés.
« Lorsque l’on se rend sur le site du Haut-Vernet, il y a d’une part le village composé de différentes habitations. Vous avez d’assez vastes étendues alentour, la plupart composées de terres agricoles. Il y a également naturellement des hangars, des granges, désaffectés pour une partie, exploités pour d’autres. C’est à travers ces différents sites que nous estimons que de nouvelles investigations doivent être conduites »
, explique Me Julien Pinelli, avocat de la grand-mère du petit Émile, Anne Vedovini, sur TF1-LCI ce lundi matin.
Me Pinelli a envoyé un document d’une centaine de pages aux deux juges d’instruction pour faire leur demande d’investigations complémentaires. Pour lui, des témoins doivent aussi être réentendus car certaines questions n’ont pas été posées à leurs yeux.
Placés en garde à vue puis relâchés
Car dans ce dossier, il n’y a jamais eu de mise en examen. En 2025, les grands-parents d’Émile et deux de leurs enfants majeurs avaient été placés en garde à vue pour « homicide volontaire »
et « recel de cadavre »
, avant d’être relâchés 48 heures plus tard, car « les charges n’étaient pas suffisantes »
pour d’éventuelles poursuites, selon les termes du procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon.
« Nous avons été épiés, photographiés à notre insu, assiégés chez nous par les caméras »
, avaient dénoncé les parents d’Émile dans leur communiqué, disant s’être « astreints au silence »
pendant deux ans « car nous n’avons rien à dire ». « Connaître la vérité (…) est un devoir à rendre à notre Émile. C’est bien pourquoi nous ne souhaitons aucunement y faire obstacle en risquant de dévoiler le secret de l’instruction »
, avaient-ils ajouté, assurant vouloir « tout mettre en œuvre pour que justice lui soit rendue ».
Aujourd’hui, la famille du petit garçon veut « participer activement à la recherche de la vérité »
, nous
confie Me Pinelli. La réponse des deux juges d’instruction n’est pas connue pour l’heure.








