- Un homme a été placé en garde à vue samedi 16 mai et placé en détention provisoire ce lundi.
- Il avait tenté d’incendier à plusieurs reprises la maison où avait disparu Émile Soleil, 2 ans, en 2023, au Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence).
- Il sera jugé le 7 juillet prochain pour ces faits.
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Mort du petit Émile : la famille réclame de nouvelles investigations
Aucune information n’a été donnée sur ses motivations à ce stade. Le septuagénaire qui a tenté d’incendier la maison où avait disparu Émile Soleil, 2 ans, au Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), a été présenté ce lundi 18 mai au parquet dans le cadre d’une comparution à délai différé, prévue en juillet, a indiqué à TF1info le procureur de Digne-les-Bains, Antoine Pesme.
Cet individu de 78 ans a en outre été présenté au juge des libertés et de la détention qui, sur réquisitions conformes du parquet, a placé le mis en cause en détention provisoire jusqu’à sa comparution devant le tribunal correctionnel le 7 juillet. Il sera jugé pour « dégradation du bien d’autrui par moyen dangereux pour les personnes ». Il encourt à ce titre dix ans d’emprisonnement, a fait savoir le magistrat.
Une forte odeur d’essence
Dans la nuit du 15 au 16 mai, peu après minuit, le septuagénaire a initié plusieurs départs de feu autour de la résidence secondaire des Vedovini, les grands-parents du petit Émile, qui n’y logeaient pas. Il y flottait « une forte odeur d’essence »,
selon les gendarmes.
Il a été interpellé samedi matin, sans résistance, dans la chambre d’un hôtel qu’il avait réservée la veille de l’acte sur la commune du Vernet. Le communiqué des gendarmes indique que, lui aussi, « présentait une odeur d’essence ».
La disparition d’Emile Soleil le 8 juillet 2023, alors âgé de 2 ans et demi, avait ému la France entière. Il s’était volatilisé de cette maison du Haut-Vernet au lendemain de son arrivée chez ses grands-parents pour des vacances.
La même année, les grands-parents d’Emile et deux de leurs enfants majeurs avaient été placés en garde à vue pour « homicide volontaire » et « recel de cadavre », avant d’être relâchés quarante-huit heures plus tard car « les charges n’étaient pas suffisantes »
pour d’éventuelles poursuites, avait indiqué à l’époque le magistrat.
Début 2026, les enquêteurs ont effectué 106 prélèvements d’ADN parmi les personnes habitant près du hameau.

