- Le jeune homme de 17 ans soupçonné d’avoir renversé un enfant mardi matin à Nîmes a reconnu les faits, a annoncé la procureure ce jeudi.
- Le garçon, âgé de 8 ans, percuté sur un passage piéton, n’avait pas survécu à ses blessures.
- Le conducteur, déjà connu de la justice, a été mis en examen et placé en détention provisoire.
Mardi matin, alors qu’il traversait l’avenue des Arts à Nîmes, sur un passage pour piétons pour se rendre à l’école, le petit Saleheddine, 8 ans, se fait percuter très violemment (nouvelle fenêtre) par une voiture de marque Audi de location circulant « à très vive allure »
, selon les mots du maire de la ville, Jean-Paul Fournier. Le véhicule avait alors immédiatement pris la fuite et l’enfant, transporté en urgence au centre hospitalier, est décédé des suites de ses blessures.
Ce jeudi 19 février, deux jours après le drame, la procureure de Nîmes, Cécile Gensac, a annoncé que le conducteur présumé, âgé de 17 ans, a « fini par reconnaître avoir été au volant au moment des faits ayant engendré le décès »
. Le mineur, qui avait été interpellé le jour même (nouvelle fenêtre), a depuis été présenté à un juge d’instruction et mis en examen pour « homicide routier aggravé, conduite sans permis et délit de fuite », puis placé en détention provisoire.
Déjà connu de la justice
Car le jeune homme, qui ne possédait pas de permis de conduire, était déjà connu des services de la justice pour des infractions liées aux stupéfiants. Des analyses sanguines ont également révélé qu’il en avait consommé (nouvelle fenêtre) « dans la nuit précédant les faits »
, a précisé la procureure pendant sa conférence de presse, contrairement à ce que laissaient penser les premiers contrôles.
Dans l’affaire, un second adolescent de 17 ans a également été interpellé. La raison : il a reconnu avoir été passager du véhicule au moment de l’accident, après l’avoir conduit la nuit précédente. Il a quant à lui été mis en examen pour « conduite sans permis » et placé sous contrôle judiciaire avec le statut de témoin assisté pour les faits de complicité d’homicide.
La mort de Saleheddine a provoqué une vive émotion dans la ville-préfecture du Gard, dont le quartier où est survenu l’accident, celui de Pissevin, est marqué depuis de nombreuses années par le narcotrafic et les guerres de bandes rivales. En août 2023, un enfant de 10 ans y avait même été tué par une balle perdue.










