Le duel entre les deux candidats à la mairie de Nice, Christian Estrosi (Horizons) et Eric Ciotti (Union des droites pour la République-Rassemblement national), éternels rivaux, s’annonçait sans pitié. Mais à trois jours du scrutin, la dernière affaire niçoise – mêlant une tête de porc découpée, un ancien agent de la direction de la surveillance du territoire et des suspicions d’infiltration – semble être le coup de grâce d’une terrible campagne faite de coups bas et d’accusations de complot.
Depuis plusieurs mois, l’actualité politique niçoise a été obstruée par le duel fratricide et ses histoires de transfuges d’une équipe à l’autre, de vidéos désobligeantes, de tweets assassins et de débats télévisés virant au « combat de coqs », selon l’expression employée plusieurs fois sur les plateaux. Les programmes, eux, sont passés au second plan.
Mais le 27 février au soir, l’actuel maire de Nice, Christian Estrosi – fervent défenseur d’Israël –, a découvert une tête de porc accrochée à la grille de son immeuble, accompagnée du mot « connard » et d’une étoile de David. Une enquête a été ouverte par le parquet de Nice. La scène a d’abord donné lieu à un rare moment de communion entre les deux candidats. Eric Ciotti a commencé par qualifier l’acte d’« ignoble ».
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