Bruno Retailleau est un nostalgique. « Je crois au retour du clivage droite-gauche », répète depuis 2023 le président du parti Les Républicains (LR), théorisant un retour au monde politique d’avant l’irruption d’Emmanuel Macron.
A dix jours du premier tour des élections municipales, l’ancien ministre de l’intérieur met en scène ce clivage, qui fait un peu oublier les alliances locales entre son parti et les « macronistes » (Renaissance, Horizons, MoDem). Jeudi 5 mars, Bruno Retailleau a choisi Le Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis, pour dénoncer les 112 « accords de la honte » entre La France insoumise (LFI) et les autres formations de gauche.
Dans un souci de pédagogie, LR a fourni dans son dossier de presse un QR code pour renvoyer vers la liste des villes concernées. Du moins d’après la classification faite par ses soins. Selon Bruno Retailleau, « dans ces 122 communes, des accords ont lieu au premier tour entre LFI et au moins un des trois autres principaux partis de gauche », soit les socialistes, les écologistes et les communistes. Et, dans 44 villes, il s’agirait même d’un accord avec les quatre formations. C’est le cas dans des préfectures comme Chartres, Beauvais et Niort.
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