Une gauche forte dans les métropoles, une droite confortée dans les villes moyennes, et comme un retour de bâton pour les deux forces, La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN), qui avaient fondé de grands espoirs sur leur « percée » du premier tour. Les résultats des élections municipales, dimanche 22 mars, sonnent d’abord comme un désaveu dans de nombreuses villes pour les alliances passées entre le Parti socialiste et Les Ecologistes avec LFI, à Limoges, Brest, Clermont-Ferrand, Poitiers. Elles bornent ensuite les ambitions du Rassemblement national, avec des résultats en demi-teinte. Si le RN s’installe dans plusieurs villes moyennes – Orange (Vaucluse), Carpentras (Vaucluse), Carcassonne, Agde (Hérault), Liévin (Pas-de-Calais), la Seyne-sur-Mer (Var), La Flèche (Sarthe) –, il échoue à conquérir une deuxième grande ville outre Perpignan, gagnée en 2020. Toulon échappe à la candidate et députée RN Laure Lavalette pour rester dans l’escarcelle de la droite, tandis que Nîmes, autre objectif de conquête sera désormais administrée par un maire communiste, Vincent Bouget.
Ces résultats donnaient de l’élan, dimanche soir, aux cadres de la droite traditionnelle. Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains, se félicitait ainsi : « La bataille a été gagnée ». Dans ce scrutin, LR fait l’impasse sur la plupart des métropoles, Toulouse étant l’exception avec la reconduction du divers droite Jean-Luc Moudenc, mais s’impose contre la gauche à Limoges, Moulins, Valence, Besançon. « La France n’est pas condamnée à une fausse alternative entre les idéologues de LFI et les démagogues du RN », a poursuivi le Vendéen. Dans son sillage, Laurent Wauquiez tirait lui de ces résultats une autre conclusion pour 2027 : « Il faut qu’il y ait un appel au rassemblement de la droite pour avoir un candidat unique », assumait-il sur BFM TV.
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