Il y a deux mois encore, un proche d’Eric Ciotti, président de l’Union des droites pour la République (UDR), rêvait d’un « front républicain inversé contre la gauche », « 1 000 fois Dreux 83 », en référence au « tonnerre de Dreux », première occurrence d’une alliance de second tour entre la droite et l’extrême droite, pour battre la gauche lors d’une élection municipale partielle, en 1983. « Ça va arriver, des maires de sous-préfecture, LR [Les Républicains], divers droite, qui veulent s’entendre entre les deux tours. Ils sont déjà nombreux à vouloir dealer », assurait cette source. Un incendie que le siège parisien de LR aurait bien du mal à éteindre.
Sera-ce le cas, pour autant ? Ces élections municipales seront-elles le théâtre d’un rapprochement entre la droite et l’extrême droite ? Au Rassemblement national (RN), on laisse entendre que seule la « menace » d’une victoire « insoumise » pourrait conduire à des alliances… « Je ne suis pas fermé à ce qu’il y ait des discussions sur de potentielles listes d’union ou listes de rassemblement au second tour, s’il y a un danger de voir l’extrême gauche s’emparer d’un certain nombre de municipalités », a dit Jordan Bardella, samedi 7 février, sur BFM-TV.
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