Deux cent quarante. C’est le nombre de villes dans lesquelles Lutte ouvrière présente une liste aux élections municipales. Une performance, pour l’un des plus petits partis politiques de France. A titre de comparaison, Renaissance, le parti présidentiel, n’a désigné que 322 têtes de liste.
A Montpellier, Morgane Lachiver, tête de liste Lutte ouvrière, a dû trouver « 69 travailleuses et travailleurs qui ont accepté de représenter publiquement » la formation. Alors, elle a « monté des cages d’escalier pour rencontrer les habitants des quartiers populaires » de sa ville.
Même stratégie pour la tête de liste à Nice, Estelle Jaquet, qui « est allée à la rencontre des gens dans les quartiers pauvres en expliquant pourquoi c’est important de faire une liste de travailleurs ». Elle ajoute que « ça ne s’est pas fait en un jour, on a fait beaucoup de porte-à-porte. Mais ce n’était pas difficile, ce qu’on dit correspond à ce que les travailleurs ont en tête ».
Si Lutte ouvrière arrive autant à mobiliser localement, c’est grâce à la « grande énergie militante » du parti, défend Estelle Jaquet. Pour la candidate niçoise, les gens, et en particulier les classes populaires, n’ont plus de perspectives. « On leur en offre des nouvelles. (…) On a trouvé des personnes prêtes à exprimer leur colère, à dire avec nous qu’il faut que ça change », explique-t-elle. Christophe Charlon, tête de liste à Tourcoing (Nord), complète : « Ce qui touche les nouveaux venus, c’est qu’on se positionne différemment des autres partis. On n’est pas nationalistes, on ne va pas dire à qui que ce soit d’aller mourir pour la patrie. »
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