Les étagères de sa bibliothèque sont emplies de multiples statuettes et autres bibelots béninois, cadeaux de générations de joueurs de l’équipe de foot locale à leur maire. Elles semblent occuper le moindre recoin du vaste bureau de Laurent Cathala, comme autant de marques des quarante-neuf années passées à la tête de la ville de Créteil. L’élu socialiste entame pourtant sa neuvième campagne municipale sans états d’âme. « On me parle de l’âge du maire, mais j’ai encore des choses à faire », lance-t-il calmement.
Malgré la promesse faite il y a six ans que 2020 serait sa dernière élection, le socialiste entend faire un nouveau mandat, pour faire barrage à La France insoumise : « Je n’ai pas envie de leur laisser les clés de l’hôtel de ville. » Son âge, 80 ans, n’est pas un sujet pour l’ancien fabiusien, insiste-t-il dans un sourire buriné. « D’ailleurs, j’ai une liste renouvelée. » Une liste d’alliance avec le seul Parti communiste, les Ecologistes ayant décliné après le refus du maire d’inscrire la fermeture de l’usine d’incinération dans son programme.
Laurent Cathala déclare qu’il veut terminer son travail d’aménagement de la ville. Une rénovation urbaine dans le quartier prioritaire du Haut du Mont-Mesly avec un parc, un autre espace vert dans le complexe immobilier de 800 logements qui va se construire en marge de la nouvelle gare du Grand Paris Express, une ferme pédagogique… Son programme ne manque pas de projets à finaliser, assure-t-il. Avec une liste intitulée « Bien ensemble », il insiste sur le besoin de « stabilité », « d’expérience », et répète qu’il veut « prendre soin » d’une ville qu’il a « dans la chair ».
Il vous reste 69.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.









