L’exercice était inédit autant que risqué. Une petite estrade, un guéridon de bistrot, un tabouret haut et un micro sur pied ouvert à qui voulait prendre la parole pour poser une question à Emmanuel Grégoire, candidat à la mairie de Paris. A trois semaines des élections municipales et alors que sa principale adversaire, Rachida Dati (Les Républicains), ne veut toujours pas participer à un débat d’avant premier tour, le député et candidat de l’union de la gauche (hors La France insoumise) a organisé son propre exercice de questions-réponses avec les Parisiens, dimanche 22 février.
« Depuis des semaines, je propose de débattre. Depuis des semaines, Rachida Dati refuse. Je ne me défilerai pas. A défaut de pouvoir débattre avec elle, débattons ensemble », avait-il proposé en début de semaine. Sous un ciel grisonnant et menaçant, un bon demi-millier de personnes ont répondu à l’appel, dimanche, place de la Bataille-de-Stalingrad, dans le 19e arrondissement de la capitale. Si la foule comptait beaucoup de militants, candidats et élus de la majorité de gauche et que l’événement se tenait dans un secteur acquis au Parti socialiste depuis 1995, l’exercice a plutôt tenu sa promesse de sincérité. Pendant une heure et demie, une trentaine d’intervenants non inscrits à l’avance, dont certains n’ont pas caché être des sympathisants, se sont succédé au micro pour interpeller le candidat sur leurs préoccupations.
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