Près de quarante après son entrée au conseil municipal – en 1987, aux côtés de Dominique Baudis –, Jean-Luc Moudenc, 65 ans, veut conserver son siège de premier magistrat, après deux succès en 2014, puis en 2020. Ce « centriste démocrate-chrétien et européen », comme il se définit, à la tête de sa liste « Protégeons l’avenir de Toulouse », sera opposé au socialiste François Briançon, allié aux Verts et au Parti communiste français, et au député La France insoumise de la 4e circonscription, François Piquemal. S’il a quitté Les Républicains (LR) en 2022 – « le parti s’était recroquevillé sur un positionnement très droitier » dit-il –, il part au combat avec l’ensemble de la droite réunie, de Renaissance à Horizons, en passant par LR, qui le soutiennent toujours.
Un combat, car, déjà en 2020, le maire et président de Toulouse Métropole l’avait emporté de justesse, avec 51,98 % obtenus face à l’écologiste Antoine Maurice, alors à la tête d’« Archipel citoyen », une liste représentant toutes les mouvances de la gauche. « La campagne de 2020, en plein Covid-19, était mauvaise, trop molle, on a changé de braquet », dit l’édile. Parti très tôt en campagne, il arpente le terrain, entre son rôle de maire défendant son bilan et celui de candidat. « Serein » mais « combatif », M. Moudenc assure que « la bataille sera serrée, un bon bilan ne fai[san]t pas l’élection ». Une nouvelle fois, il s’attaque à ce paradoxe toulousain qui veut que la ville vote largement à gauche à tous les scrutins nationaux, mais n’a connu qu’un intermède socialiste entre 2008 et 2014 et la gestion de Pierre Cohen. Dès 1971, et jusqu’en 2001 avec l’élection de Philippe Douste-Blazy, la dynastie Baudis avait dirigé la Ville rose.
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