C’était comme un mélange des genres. Appelés à la barre des témoins dans un procès d’envergure pour « association de malfaiteurs », qui a été déloalisé au tribunal correctionnel de Fort-de-France, en Martinique, depuis le 26 janvier, deux élus de Guadeloupe sont venus exposer leur vision des faits. Cette échéance judiciaire, dans laquelle 13 personnes, surnommées les « Grands Frères », comparaissent pour avoir « planifié et organisé » les émeutes urbaines de Guadeloupe en 2021, a donc été aussi l’occasion pour Ary Chalus, président de la région, de défendre son action, vendredi 30 janvier. Ce dernier, qui a également créé son parti, L’Alliance guadeloupéenne, le 10 janvier, a annoncé sa candidature à la mairie de Baie-Mahault, son fief historique, malgré une condamnation en appel à deux ans d’inéligibilité en mai 2025 – il s’est pourvu en cassation.
Ary Chalus a déjà dirigé Baie-Mahault de 2001 à 2015, mandat sur lequel il n’a pas tari d’éloges, en venant témoigner au profit d’un des prévenus, Frédéric Dumesnil, surnommé « Bwana ». Ce dernier est accusé d’avoir mis en place des barrages lors des violences urbaines et d’avoir notamment été l’un des instigateurs de l’incendie du bâtiment du Service pénitentiaire d’insertion et de probation de la Guadeloupe, le 26 novembre 2021. « Je connais Bwana depuis des années, c’est aussi grâce à lui que Baie-Mahault est la seule ville de France qui a pu baisser la délinquance de 72 % », a asséné Ary Chalus à la barre.
Il vous reste 72.57% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.











