- Une violente attaque contre le marché d’un village de l’ouest du pays a fait des dizaines de morts, tandis que plusieurs personnes ont été enlevées.
- Une tragédie survenue quelques jours seulement après des frappes américaines contre des combattants jihadistes.
- Les assaillants pourraient être des « terroristes soupçonnés d’avoir fui » après ce « raid », selon le bureau du président.
Un déchaînement de violence soudain et brutal. Dans un village de l’ouest du Nigeria, plus de 30 personnes ont été tuées et plusieurs autres enlevées par des « bandits »
, des membres de gangs criminels qui ensanglantent ce pays, a annoncé dimanche 4 janvier la police. Le bilan pourrait même grimper à plus de 40 morts, selon le diocèse catholique local.
Les assaillants ont envahi samedi soir Kasuwan Daji, un village du district de Kabe, dans l’État du Niger, situé dans l’ouest de ce pays le plus peuplé d’Afrique. Ils ont incendié un marché et pillé des boutiques à la recherche de nourriture. « Plus de 30 victimes ont perdu la vie pendant l’attaque »
et « certaines personnes ont
également été enlevées
(nouvelle fenêtre)«
, a déclaré Wasiu Abiodun, porte-parole de la police de cet État.
Les assaillants « seront arrêtés et traduits en justice », promet le président
Les assaillants pourraient être des « terroristes soupçonnés d’avoir fui Sokoto et Zamfara après le raid aérien américain »
à Noël, a indiqué dimanche le bureau du président nigérian Bola Tinubu, faisant allusion aux frappes américaines surprises le jour de Noël (nouvelle fenêtre), ayant touché des combattants jihadistes liés au groupe État islamique (EI), dans l’État de Sokoto, dans le nord-ouest.
Le président a ordonné aux services de sécurité de traquer les assaillants « au plus vite »
. « Eux, ainsi que tous ceux qui les aident, les encouragent ou les soutiennent de quelque manière que ce soit, seront arrêtés et traduits en justice »
, a-t-il déclaré dans un communiqué publié par son porte-parole, Bayo Onanuga.
L’Église catholique locale, le diocèse de Kontagora, a affirmé que plus de 40 personnes avaient été tuées, un bilan supérieur à celui communiqué par la police. Selon elle, « les bandits »
, le nom donné par les populations locales aux gangs criminels, « ont agi pendant des heures sans aucune présence sécuritaire »
. Plusieurs images et une vidéo vues par l’AFP montrent que certaines victimes avaient les mains liées dans le dos lorsqu’elles ont été tuées.
L’État du Niger a été l’un des plus durement touchés ces derniers mois par les attaques de ces « bandits »
, qui se livrent régulièrement à des pillages et à des enlèvements de masse en vue d’obtenir des rançons. En novembre dernier, des hommes armés avaient kidnappé plus de 250 élèves et membres du personnel du pensionnat catholique Saint Mary. Les autorités ont annoncé quelques semaines plus tard leur libération en deux temps, sans préciser si une rançon avait été versée.











